La planète trouée en son milieu d'aurore
avait ouvert son ventre dans un violent émoi
et je te regardais , là bas Gare du Nord
longeant les rails le quai, à quelques pas de moi
Toi qui enfanteras au milieu de ta toile
la douce candeur, ma tendre étoile
je me blottis en toi comme l'enfant perdu
mes mains explorant les contours de ta peau nue
et si dans ce secret, fontaines du désir
allongé contre toi dans une herbe si tendre
je goute ton parfum comme un doux élixir
suspendu à ton âme impatient de t'attendre
d'un si secret désir nul ne peut en vouloir
approchant donc mes lèvres du superbe calice
et charmé de ton corps aux superbes pouvoirs
je t'attends amoureux dans ce tendre supplice
J'attends que la nuit distende tes soupirs
alors que le soleil pénétre dans ton corps
J'attends cette douce lumière
qui de toi se nourrit
enlacé contre toi le temps devient soupirs
tes cheveux sont caresses
et mes doigts doucement glissent sur tes épaules
Enlacée à la terre comme un doux ventre ouvert
J' y puise tout son or comme un présent de toi
Sans nulle autre richesse que cet amour offert
j'attends ce laser fort...et devenir calice de ton roi
Tu voulais dans ton corps ressentir le désir,
aimer, donner, chérir, éprouver le plaisir!?
La graine fin moulue en extraire l'essence,
et l'huile du désir en oindre tous tes sens!?
De mes délicatesses enrobées de tendresse
j'ai tissé de mes mains un habit de soie douce
pour recouvrir ton corps d'amour et de caresses
sans y toucher vraiment comme une chanson douce
Le temps est amoureux quand mes pensées pénétrent
comme des petits atomes
dans ton coeur dans ton corps
tu es mon amoureuse
doucement
tes baisers sont de feu
et ta peau est sucrée
comme une friandise
une simple cerise
accrochée au désir
sous ton empire
sous ton emprise
Cristal de ton Amour, gravé en octogone
Comme la Tour des Vents, d'une agora romaine
La tendresse de tes mots, me laisse émue aphone
Quand de ton coeur j'entends, l'Eole de tes Je T'Aime
Borée le Vent du Nord, nous rafraichit de bleu
Euros le Vent de l'Est, souffle ses beiges d'automne
Notos le Vent du Sud, mouille de rouges aveux
Zéphyr le vent d'Ouest, son printanier vert donne
La vierge a tout donné, dans son cristal d'amour
Abreuvé de ses seins, ses fils de lait aimés
Accueillis retrouvés, reconnus pour toujours
blottis contre sa peau, en son centre ils sont nés
Je voulais être à toi!
Quelle idée innocente!
Faut-il donc appartenir à quelqu'un ou quoi que ce soit?
J'appartiens à la terre, ma mère dense et fiable
Qui m'a donné un corps fort, sain et sensible
J'appartiens aux fleuves, aux torrents admirables
Qui emportent en leurs eaux mes émotions pénibles
Je voulais être à toi!
Quelle idée inconsciente!
Faut-il donc appartenir à quelqu'un ou quoi que ce soit?
J'appartiens au vent, mon ami revigore
Qui me porte avec l'aigle sur ses ailes légères
J'appartiens au soleil, à ses rayons multicolores
Eux qui me donnent fidèles leurs mots d'amours visionnaires
Ma psyché en déroute oublia les secousses
De me soumettre à toi,
Mes délires éclaboussent
Se sont égarés je crois!?
Je voulais être à toi!
Quelle idée de folie!
Faut-il donc appartenir à quelqu'un ou quoi que ce soit?
Je ne t'en voudrais pas de tes désirs ardents
J'ai du être soumise même me révoltant
J'ai cru sans le savoir pouvoir jouir peut être
De ton sexe dominant mon mont de vénus offert
Je voulais être à toi!
Quelle idée libertine!
Faut-il donc appartenir à quelqu'un ou quoi que ce soit?
J'appartiens à l'espace, aux étoiles infinies
Aux planètes la bas, toutes les galaxies
Je voyage sans fin à travers l'univers
Oh loin très loin très loin de cet enfer
Je voulais être à toi!
Quelle idée enfantine!
Faut-il donc appartenir à quelqu'un ou quoi que ce soit?
Moi, j'appartiens au feu et à la pluie qui danse
Je suis un aigle, un loup, une rose intense
Ma vie elle n'est qu'à moi, au divin qui me porte
Je la donne aux forêts, au soleil qui m'emporte
Je voulais être à toi!
Quelle idée ! En est ce une?
Faut-il donc appartenir à quelqu'un ou quoi que ce soit?
Louve j'irais fidèle m'asseoir sur la terre amie
Repue du feu soleil tous les matins d'aurore
Les pieds plantés au sol, les yeux à l'infini
Je donnerais l'amour, de la lumière tout l'or
Je donnerais et donnerais encore
A chacun et à toi, au matin, à la lune
Libre et sans attache aucune
Comme un aigle volant haut insaisissable encore!
Je jouirais d'aimer dans toutes mes cellules
Ma victoire sera là et sans fin j'aimerais
Fraiche légère joyeuse comme une libellule
Divine extase offerte à mes frères de la terre!
J'imagine, je te cherche...!
Je voulais être en toi et j'y suis libre et belle
Comme un oiseau volant aux douceurs des cieux
Je me régale en toi , je redeviens pucelle
Toute bordée d'amour je renais dans tes yeux
Où es tu mon Extase, où es tu mon Amour?
Enlacée à la terre comme un doux ventre ouvert
J'y puise tout son or comme un présent de toi
Sans nulle autre richesse que mon amour offert
tu sais que je t'adore, calice de ton roi
Où es tu ma cerise, ma rue, mon autre chose?
Perdue dans mon royaume je me prends à rêver
de broderies sans fin qui orneraient tout Liège
La Meuse gonflée d'amour, suaves humidités...
s'emporte jusqu'à toi, je te veux en mon piège...
Où es tu mon gamin, mon âme, mon buisson de roses?
Je te garde, je te veux, je t'aime et te lacère
Je te veux au plus haut, au plus beau au plus fort
Je te veux amoureux, te lâche et te libère
je t'aime mon amour , je te lèche , je te mords...
Où es tu mon amant, mon ami, mon repère?
Mais comment fait le souffle pour y mettre ta voix?
Mais comment fait ta voix pour se gonfler d'amour?
Mais comment font les mots pour transporter de toi,
l'essence de ton rythme, respir d'un doux labour?
Quand enfin te verrais je?
Il y a un mystère...que je ne comprends pas...
Quelque chose de caché, qui pulse de toi à moi...
comme une recherche profonde d'un être oublié!?
Une fusion, un appel, vibration d'unité!?
Est ce toi? Est ce moi? Est ce nous...un prémisse de nous?
Nos deux corps se caressent pénétrés de nos âmes
Envoutés de tes yeux aux ardeurs gitanes
Tu portes à la lumière mes tendresses de femme
Mes yeux s'offrent au désir des tes mots qui m'enflamment
Oui mais quand te vivrais je?
Ta flamme désirante s'érige en laser
Tu me prends toute partout
ma bouche, mes seins, mon cou
caresses si légères... mes hanches, mon dos, mon ventre...mon lotus ouvert...
J'enrage d'amour de toi
tu deviens raide dingue
Plus c'est fort, plus çà va
j'enfourche ma violence pour devenir plus douce...me liquéfier de toi...
Pourquoi vivre ce rêve?
Est ce le vent du large qui fouette la douceur de tes mains?
ou le doux vent d'été qui caresse tes reins?
je ne veux plus savoir me poser de questions
je veux juste épouser notre amour déraison!
Où es tu mon amour...je te cherche...je t'attends et
Je t'aime